Entorses

NE PAS CONFONDRE ENTORSE ET LUXATION


Ce qui les différencie fondamentalement

  • Dans l'entorse, seul un ligament est lésé et les extrémités osseuses restent bien en place.
  • Dans la luxation, non seulement c'est l'ensemble des ligaments qui sont lésés, mais les extrémités ne sont plus au contact.

Les points communs :

  • Tous deux surviennent à la suite d'un choc.
  • Tous deux peuvent être associés à une fracture.
  • Tous deux (du moins pour l'entorse maligne) doivent être traitées avec la rigueur d'une fracture ce qui impose une mise au repos de l'articulation d'au moins trois semaines.

L’épaule est une des articulations les plus mobiles du corps humain. La masse mobile importante qu’elle soutient représente un risque, notamment celui d’avoir l’épaule disloquée ou luxée.
Dans ce cas, la tête du bras sort de la cavité glénoïde de l’articulation, et peut provoquer d'autres blessures.
 
Les causes sont diverses : la première fois la luxation est souvent due à une chute (traumatisme); par la suite d’autres luxations peuvent survenir car les ligaments et les tendons sont fragilisés (on parle ici de « luxations récidivantes post traumatiques »').
 
Une faiblesse de l’épaule, par exemple des ligaments atoniques ou des déformations (dysplasies) de la cavité glénoïde, peut provoquer une luxation. On parle ici de luxation habituelle de l’épaule. Cette forme n’est pas très courante.
 
Le but du traitement consiste à réduire rapidement l’épaule (réduction) et à rétablir la mobilité totale. Le traitement est alors effectué sans opération ou réalisé sous anesthésie. Une immobilisation d’une à six semaines est impérative après la réduction. 

La plupart des entorses de l’épaule (luxations de l’épaule) trouvent leur origine dans un accident (traumatisme), par exemple une chute durant le sport (ski, vélo, moto) ou dans un accident de la circulation. L’effort ou l’impact d’une force externe (meurtrissure) peuvent également venir disloquer l’épaule.

Les luxations de l’épaule récidivantes sont liées à une première entorse – en général traumatique.
 
En cas de fragilité congénitale comme l’atteinte de la cavité glénoïde, de ligaments ou de tendons atoniques, un mouvement brusque vers l’arrière (mouvement de levier du bras avec torsion vers l’extérieur) est souvent suffisant pour que la tête de l’épaule sorte de la cavité glénoïde.

Traitement
 
Réduction de l’épaule, nouvelle réduction. Selon le diagnostic, on peut être amené à réduire de nouveau l’épaule, si possible en douceur. La réduction peut occasionner des douleurs, c’est pourquoi on prescrit au patient un antalgique. Un contrôle par radiographie après réduction permet de détecter si la tête du bras est de nouveau logée dans la cavité glénoïde. Le patient reçoit des antalgiques et des médicaments anti-tuméfaction ainsi que des décontractants musculaires
 
• Opération : Plus le patient est jeune et actif, plus le traitement peut être chirurgical. Pour les patients plus âgés, l’immobilisation, les antalgiques et un renforcement musculaire sont souvent suffisants.
 
Les luxations récidivantes de l’épaule (luxations récidivantes post-traumatiques) sont généralement traitées chirurgicalement.
 
Tout d’abord, une arthroscopie permet l’évaluation des dommages.