Maladies cardiaques & vasculairesfréquentes

Les maladies cardiaques et vasculaires regroupent un grand nombre de maladies qui concernent le cœur ou les vaisseaux sanguins. En Suisse, les maladies cardiaques et vasculaires font partie des causes de décès les plus fréquentes.

Le terme générique de maladies cardiaques et vasculaires comprend toutes les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins, parmi lesquelles: accidents vasculaires cérébraux, artériosclérose, infarctus, maladie coronarienne, insuffisance cardiaque, troubles du rythme cardiaque, mort cardiaque subite, anomalies cardiaques congénitales, maladies valvulaires, thrombose, varices et inflammations veineuses.

Découvrez ici plus d'informations sur les maladies les plus fréquentes.

Thrombose

On distingue les thromboses artérielles et les thromboses veineuses. Les thromboses artérielles se forment dans les zones de rétrécissement (calcification) des artères. La thrombose peut entraîner une obstruction de l'artère au niveau du rétrécissement ou une obstruction périphérique de l'artère sous forme d'embolie, comme c'est le cas lors d'une attaque cérébrale.  La thrombose veineuse se forme dans les veines profondes, généralement dans les jambes. Elle peut se propager et provoquer une embolie pulmonaire. Les causes d'une thrombose sont liées à une combinaison de plusieurs facteurs:

  • Ralentissement du flux sanguin
  • Modification de la composition du sang, coagulation
  • Modifications de la paroi vasculaire
Varices

Les veines ramènent le sang vers le cœur. Les veines profondes sont responsables du reflux de plus de 90 % de la totalité du sang. En présence d'un dysfonctionnement de la pompe musculaire ou d'une affection valvulaire, le sang stagne. Les veines et les ramifications voisines affectées augmentent de diamètre et grossissent de manière significative. Les causes des varices sont notamment:

  • Faiblesse des tissus d'origine génétique
  • Position assise ou debout prolongée
  • Surpoids

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie des varices.

Calification des artères

L'artériosclérose (calcification vasculaire) est une affection grave et fréquente des vaisseaux sanguins. Les parois intérieures des artères durcissent et se rétrécissent jusqu'à ce que le sang ne puisse plus circuler, ce qui peut entraîner des troubles de la circulation dans les jambes, voire même un accident vasculaire cérébral ou un infarctus. Les facteurs de risque de l'artériosclérose sont notamment:

  • Alimentation riche en graisses
  • Surpoids
  • Manque d'activité physique
  • Tabac
  • Stress
  • Inflammations vasculaires
  • Facteurs génétiques

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie de la calification des artères, artériosclérose

Maladies coronariennes

Ces maladies sont provoquées par le rétrécissement ou l'obstruction des artères coronaires. Les formes les plus fréquentes sont l'angine de poitrine, l'infarctus et l'arrêt cardio-circulatoire, également connu sous le nom de mort cardiaque subite.

Le rétrécissement ou l'obstruction des artères coronaires entraînent une insuffisance de la circulation sanguine (ischémie) du myocarde. L'obstruction est généralement le résultat d'une calcification artérielle (artériosclérose). L'insuffisance de la circulation sanguine du myocarde entraîne des douleurs subites dans la poitrine, accompagnées d'une forte pression, d'une sensation de brûlure ou d'oppression, généralement derrière le sternum. La douleur peut également irradier au niveau du cou, des bras, de l'épaule ou du ventre, et s'accompagner d'essoufflement ou de nausées. En général, les douleurs liées à une crise d'angine de poitrine ne durent pas plus de 15 minutes. Si elles persistent, sont extrêmement violentes ou s'accompagnent de sueurs, c'est un signe d'infarctus (voir urgence cardiaque).

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie des maladies coronariennes.

Infarctus

L'obstruction complète d'une artère coronaire provoque un infarctus. La partie concernée du myocarde n'est alors plus oxygénée et meurt. Après la phase aiguë d'infarctus, le tissu musculaire est remplacé par du tissu cicatriciel. Le débit cardiaque diminue et d'autres troubles cardiaques peuvent apparaître, comme une insuffisance cardiaque et des troubles du rythme cardiaque.

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie de l'infarctus du myocarde.

Troubles du rythme cardiaque

Lorsque les impulsions électriques du myocarde ne se régénèrent pas ou ne sont pas transmises correctement et développent une vie propre, des troubles du rythme cardiaque (arythmies) apparaissent. Ces arythmies peuvent se manifester par des interruptions, des palpitations ou une tachycardie, et s'accompagner de vertiges, d'essoufflement ou d'une sensation de pression dans la poitrine.

Les troubles du rythme cardiaque peuvent avoir les causes suivantes: hypertension, calcification des artères coronaires, infarctus, défaillance cardiaque / insuffisance cardiaque, valvulopathie, myocardite, hyperthyroïdie, certains médicaments, déséquilibre de la teneur en minéraux (électrolyte), stress, abus d'alcool, de nicotine, de drogues.

Bien que les arythmies soient très variées, elles présentent des symptômes similaires:

  • Troubles du rythme cardiaque ou tachycardies
  • Sensation de faiblesse
  • Essoufflement
  • Sensation de pression ou douleurs dans la poitrine
  • Fatigue
  • Vertiges pouvant aller jusqu'à la perte de conscience

En fonction de l'altération de la fréquence cardiaque et de leur origine, il est possible de distinguer les troubles du rythme cardiaque suivants. 

Fibrillation auriculaire

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La fibrillation auriculaire est l'une des arythmies cardiaques les plus fréquentes. Elle consiste en l'apparition d'impulsions électriques désordonnées à plus de 300 excitations par minute dans les oreillettes. Heureusement, le nœud AV filtre ces impulsions électriques, mais la cadence imposée aux ventricules est tout de même trop élevée, la plupart du temps à plus de 100 battements par minute. L'effort imposé au cœur l'empêche d'exercer correctement sa fonction: la capacité d'éjection de sang est diminuée, et avec elle le débit cardiaque.

Flutter auriculaire

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Le flutter auriculaire se manifeste dans l'oreillette droite à un rythme de 220 à 330 cycles par minute. Seule une excitation auriculaire sur deux ou trois est transmise au ventricule gauche.

Tachycardie supraventriculaire

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Les tachycardies supraventriculaires peuvent avoir des causes multiples, mais sont souvent dues au fait qu'il existe une connection électrique "de trop" entre les oreillettes et les ventricules. Le cœur bat 150 à 220 fois par minute. Les symptômes incluent des palpitations, une tachycardie et des vertiges, rarement une syncope.

Extrasystoles

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Les extrasystoles sont des "ratés" ou en vérité des battements trop précoces, suivi d'une pause qui est ressentie comme un "raté", qui perturbent le rythme sinusal normal; elles peuvent provenir des oreillettes ou être d'origine ventriculaire. La plupart de ces extrasystoles sont totalement bénignes et passent même inaperçues. Dans certains cas, des battements du cœur irréguliers sont perçus.

Tachycardie ventriculaire

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L'arythmie a son origine dans les ventricules, qui battent très rapidement (jusqu'à 250 fois par minute). Un facteur déclencheur fréquent est un infarctus ancien, ou alors une insuffisance cardiaque. Dans ce cas, la quantité de sang propulsée dans la circulation est insuffisante, et un traitement urgent est nécessaire. Une cardioversion électrique immédiate peut être vitale.

Fibrillation ventriculaire

Fibrillation ventriculaire

La fréquence des battements est encore plus élevée: plus de 300 fois par minute. Le cœur ne peut plus exercer sa fonction de pompage, le sang cesse d'être transporté. Le patient perd instantanément connaissance et meurt si des mesures d'urgence (massage cardiaque, défibrillation et réanimation) ne sont pas appliquées immédiatement.

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie des troubles du rythme cardiaque.

Mort cardiaque subite

Dans ce cas, le cœur est si gravement atteint que l'organisme n'est plus suffisamment oxygéné. La cause la plus fréquente d'une mort cardiaque subite est la fibrillation ventriculaire. Il s'agit d'un trouble du rythme cardiaque faisant que le cœur ne bat plus mais s'emballe et fibrille. La fibrillation ventriculaire entraîne un arrêt cardio-circulatoire immédiat. La personne concernée s'écroule brusquement et perd connaissance. Elle ne réagit ni quand on la secoue ni quand on lui parle. Elle arrête de respirer et son pouls n'est pas palpable. Le seul moyen de l'aider est de procéder immédiatement à une défibrillation.

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie de la mort cardiaque subite, cardioplégie, mort par syncope cardiaque brusque.

Attaque cérébrale

Lors d'une attaque cérébrale (accident vasculaire cérébral ou AVC), un trouble circulatoire empêche que le cerveau soit suffisamment oxygéné. Des cellules cérébrales meurent en l'espace de quelques minutes. On distingue différentes formes d'attaque cérébrale:

  • Infarctus cérébral ischémique (correspondant à 85 % env. des attaques cérébrales): une artère cérébrale est bouchée par un caillot de sang.
  • Infarctus cérébral hémorragique, hémorragie cérébrale (correspondant à 10 % env. des attaques cérébrales): un vaisseau sanguin se rompt dans le cerveau et le sang pénètre dans les tissus cérébraux.
  • Hémorragie sous-arachnoïdienne ou hémorragie méningée (correspondant à 5 % env. des attaques cérébrales): il s'agit d'une cause rare et particulière d'attaque cérébrale. Un vaisseau sanguin élargi (anévrisme) se rompt au niveau des méninges. Le sang pénètre alors entre les méninges et exerce une pression sur le cerveau. Cette pression accrue entraîne la destruction de cellules nerveuses et s'accompagne de très violents maux de tête. Les personnes concernées peuvent perdre connaissance en l'espace de quelques secondes.

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie de l'accident vasculaire cérébral.

Insuffisance cardiaque

On parle d'insuffisance cardiaque lorsque le cœur est faible et surmené. La diminution du débit cardiaque entraîne une retenue de sang et de liquide dans l'organisme ou dans les poumons. En cas d'effort physique, l'insuffisance cardiaque entraîne rapidement un essoufflement et une insuffisance de l'apport d'oxygène dans l'organisme. Le cœur tente de compenser sa capacité réduite de pompage par une augmentation de la masse musculaire. En général, ce grossissement du cœur entraîne, avec le temps, une aggravation de l'insuffisance cardiaque.

Vous trouverez de plus amples informations dans la pathologie de l'insuffisance cardiaque.

Vous trouvez ici des autres pathologies.