Portrait

Pour développer mon arsenal thérapeutique, j'ai bénéficié d’une formation étendue. La recherche en neurosciences m'a permis d'appréhender de manière approfondie les connaissances du cerveau humain. En particulier, ma thèse de doctorat portant sur la plasticité du cerveau adulte m'a permis de comprendre qu'aucun comportement n'est définitivement fixé. Un poste dans le centre de la recherche aux National Institutes of Health des Etats-Unis m'a apporté une expérience en profondeur de la neurochirurgie expérimentale et des situations où le cerveau n'arrive plus à compenser naturellement certains déséquilibres.

Nanti des compétences acquises en recherche, je ne me voyais pas abandonner l’autre dimension de mon métier, le soin aux patients, dans le sens de l'approche globale d'une personne. C'est la raison pour laquelle j'ai suivi une formation très large en médecine interne générale, en psychiatrie, en médecine d'urgence et en chirurgie, avant d'obtenir le titre FMH de médecin anesthésiste. 

Un cursus spécifique

En 2007, j'ai créé avec la Dresse Danielle Skouvaklis une consultation de la douleur sur le site veveysan de La Providence (Hôpital Riviera), dont j'étais alors un des médecins chefs anesthésistes. Pour assurer cette mission, j'ai suivi un cursus spécifique à la Faculté de Médecine de Paris VI et obtenu parallèlement le titre français de spécialisation (Capacité de Médecine d'évaluation et traitement de la douleur) et le Certificat de formation approfondie en traitement interventionnel de la douleur (FMH-SSIPM). Très vite, l’hypnose s’est imposée à moi comme un outil supplémentaire et incontournable, et c’est également en France et en Suisse que je me suis formé aux techniques de conversations qui mènent à l’hypnose thérapeutique. J'ai eu la chance de compter au nombre de mes formateurs et superviseurs des personnalités que je considère comme mes maîtres, tels que François Roustang, Gérard Salem, et Claude Virot. 

Fort de ce bagage professionnel, c’est à la Clinique Bois-Cerf que j'exerce depuis 2013 aussi bien en salle d’opération qu'en consultation privée. Ce qui m’intéresse, c’est d’aider la personne à modifier son rapport avec la douleur et, ce faisant, de lui permettre de sortir de son rôle passif de victime. En effet, en redonnant au patient la possibilité d’agir pour gérer son mal – qu’il soit aigu ou chronique –  on peut accélérer, dans de nombreux cas, les processus de compensation.