Interview avec Carlo Crisci

Pouvez-vous nous raconter ce qu’il vous est arrivé ?

Je suis tombé bêtement en faisant du patin à roulettes et en voulant m’arrêter, comme un jeune ! Je me suis donc rendu aux urgences. Le jour d’avant, j’étais venu chez le Dr Brenn pour contrôler mon épaule et il m’avait diagnostiqué une capsulite. J’étais censé rester tranquille... Ne pouvant pas aller nager, j’ai eu l’idée d’aller faire du patin à roulettes. J’étais équipé, j’avais mis des genouillères, des coudières, mais rien pour les épaules ! C’est ainsi que j’ai cassé mon humérus, du côté de l’épaule où je souffrais déjà d’une capsulite. Là, au moins, mon épaule est au repos, je n’ai plus le choix !

Comment s’est passée la prise en charge en urgences à la Clinique Bois-Cerf ?

La prise en charge s’est très bien passée. J’ai été opéré le lendemain de mon arrivée aux urgences. Je suis déjà venu trois fois, je commence à être un habitué, particulièrement en juillet. À chaque fois, la prise en main était sérieuse et assez exceptionnelle au niveau de l’accueil, du soutien et du suivi. Et… cela me permet de vérifier la nourriture, de voir si ça joue ou pas !

En tant que consultant pour les cuisines des cliniques Bois-Cerf et Cecil depuis 2006, comment était-ce de vous retrouver de l’autre côté du décor ?

C’est très bien, car cela me permet de voir comment se passe la production. Dans les cliniques, le challenge est d’envoyer les plats qui arrivent seulement vingt minutes plus tard chez les patients. Le rendu n’est pas le même que dans un restaurant où les plats sont sur table en trente-cinq secondes. Malgré ce délai, la qualité reste superbe.

C’est important que le patient mange bien, c’est un des bons moments qu’il passe durant son séjour. J’ai des retours fréquents de personnes qui me disent que cela leur a permis de mieux vivre leur hospitalisation. Si vous restez une semaine et que vous mangez mal, ce n’est pas idéal. Il suffit de peu de choses pour qu’un séjour à l’hôpital se passe mal. Selon la façon dont on est pris en charge, tout change. Tout peut être super comme tout peut être très vite agaçant. Le patient n’est pas dans un état normal, il est plus exigeant.

J’ai donc pu tester et apporter quelques corrections, des petites mises au goût du jour ! Je viens de temps en temps manger dans les cliniques, mais il est vrai que la perception en chambre est différente. Je constate plus facilement des erreurs de configuration de plats. Par exemple, ayant difficilement l’usage de ma main gauche, j’ai reçu hier un poisson que je ne pouvais manger qu’avec cette main ainsi qu’une julienne de légumes coupée trop longue, ce qui ne me facilitait pas la tâche. Ce n’était pas agréable et j’ai donc demandé à corriger. Je me rends compte de choses pratiques qui ne sont pas forcément évidentes alors que ça fait quand même 15 ans que je suis là !