Mieux connaître la maladie

En Suisse, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme. Au cours de sa vie, un homme sur 10 sera touché. Cela représente environ 6100 nouveaux cas enregistrés chaque année. Cependant, ce type de cancer n’est pas une fatalité. C’est même le cancer qui se soigne le mieux, notamment grâce aux méthodes de diagnostic et à l’efficacité des traitements. La prostate (glande prostatique) se situe sous la vessie et entoure l'urètre. Cette glande produit une sécrétion qui se mélange aux spermatozoïdes et qui est expulsée lors de l'éjaculation. Avec l'âge, le volume de la prostate augmente souvent. Cette augmentation bénigne du volume de la prostate provoque des troubles similaires à ceux du cancer de la prostate qui ne doivent toutefois pas être confondus avec cette maladie.

FACTEURS DE RISQUES    

Les facteurs de risques du cancer de la prostate sont multiples : l’âge tout d’abord, mais aussi la prédisposition familiale et génétique ou encore les habitudes alimentaires. La consommation de viande rouge et de graisses d’origines animales semblent augmenter les risques.  À l’inverse, la consommation de tomates ou de soja aurait des effets protecteurs. L’activité sexuelle, le sport et le poids semblent également jouer un rôle dans l’apparition de la maladie, même si aucune étude scientifique ne permet de l’attester.

Vue en coupe d'une prostate

SYMPTÔMES DU CANCER DE LA PROSTATE

Le cancer de la prostate évolue longtemps de manière asymptomatique. Les symptômes suivants peuvent éventuellement apparaître: faible jet urinaire, envie d'uriner plus fréquente ou douleurs lors de la miction. Très souvent, ces troubles ne sont dus qu'à une augmentation bénigne du volume de la prostate.

DÉPISTAGE

Si le dépistage du cancer de la prostate n’est pas obligatoire, il est toutefois recommandé dès 50 ans. Le patient souffre-t-il de troubles urinaires, de l’érection ? Cette discussion est très souvent une bonne base de départ pour établir un suivi dans le temps. En cas d’hérédité ou d’antécédents familiaux chez le père ou le frère du patient, les spécialistes préconisent un premier contrôle à 45 ans.