Le post-partum comprend les six à huit premières semaines après l’accouchement. C’est une période particulière, pleine de nouvelles expériences et de changements. Dans cette rubrique, vous découvrirez ce qui vous attend au cours des premiers jours de votre séjour à la clinique. En outre, vous recevrez de précieux conseils sur l’allaitement, vous découvrirez des exercices qui vous aideront à reprendre des forces, et vous en saurez plus sur le baby blues et sur les raisons pour lesquelles les sautes d’humeur peuvent être tout à fait normales.

Le séjour en clinique - suivi post-natal

Après un accouchement naturel ou une césarienne, vous devez compter une durée de séjour minimale de trois jours. Pendant cette période, vous et votre enfant serez pris en charge à la maternité par le personnel soignant et par des médecins spécialistes spécialement formé·e·s. Dans un hôpital privé, vous recevrez quotidiennement la visite de votre gynécologue personnellement attitrée.

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Le personnel soignant vous montrera progressivement les soins que vous devez apporter à votre enfant et se tiendra à votre disposition pendant toute la durée de votre séjour en clinique. Vous avez peut-être déjà fait vos premiers essais à l’occasion d’un cours de puériculture ou de préparation à l’accouchement. Maintenant, vous allez apprendre in situ comment vous occuper de votre enfant, comment le changer et le soigner, et en très peu de temps, vous vous sentirez compétente et sûre de vous avec votre bébé.

L'offre peut varier en fonction de la maternité. Pour un aperçu complet, nous vous recommandons de consulter les pages respectives des différentes maternités.

Premiers examens

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Pendant votre séjour en clinique, un pédiatre effectuera sur votre enfant tous les examens nécessaires.

Après la naissance, beaucoup de bébés sont atteints d’une jaunisse banale ou "ictère du nouveau-né" qui, dans la quasi-totalité des cas, est totalement bénigne. Toutefois, à partir d’un certain degré, le pédiatre prescrit un traitement par exposition à une lumière spéciale, totalement inoffensive (photothérapie).

Si votre bébé a besoin d’une surveillance ou d’un traitement médical particuliers, il sera parfaitement soigné par nos pédiatres et notre personnel soignant spécialisé. Les infrastructures médico-techniques ultramodernes de nos cliniques assurent une sécurité maximale aux nouveaux-nés.

Nos cliniques disposent d’une infrastructure médicale moderne qui garantit des soins sûrs et optimaux aux nouveau-nés.

Conseils en allaitement

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Nous vous recommandons d'adapter les repas aux besoins de votre enfant. Il ne mettra que peu de temps à trouver son propre rythme d'allaitement, de sommeil et d'éveil. De ce fait, la fréquence et la quantité d'allaitement sont très individuelles.

Allaitez votre enfant 5 à 6 fois en 24 heures, dont généralement une fois la nuit. De cette manière, vous pourrez maintenir votre production de lait à la quantité souhaitée. Selon les besoins, vous pouvez également allaiter plus souvent.

Si votre bébé s’endort pendant l’allaitement, changez-le. Il se réveillera et vous pourrez continuer à allaiter. Installez-vous dans une position confortable pour vous et votre enfant. Soutenez votre position avec un coussin d’allaitement ou un coussin normal pour éviter les douleurs à la nuque et au dos.

Pendant les poussées de croissance de votre enfant, en particulier – à l'âge de 2 à 3 semaines, 4 à 6 semaines et 3 à 4 mois), allaitez-le fréquemment pour stimuler la production de lait et l'adapter aux besoins accrus de votre enfant.

La plupart des cliniques – et bien sûr toutes les cliniques Hirslanden – disposent d'une conseillère en allaitement qui vous aide durant votre séjour, mais aussi après votre retour à domicile, en vous montrant ce à quoi vous devez faire attention. Même après votre hospitalisation, la conseillère en allaitement de votre maternité est à votre disposition pour répondre à vos questions et vos incertitudes.

 

Rooming-in

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Les maternités Hirslanden vous donnent la possibilité de garder votre bébé dans votre chambre 24 heures sur 24. De cette façon, vous apprendrez à bien connaître la personnalité de votre enfant et à comprendre ses besoins. Si vous souhaitez vous accorder un moment de repos, notre personnel soignant s’occupera de votre bébé avec soin et attention dans la chambre de votre bébé.

Hygiène corporelle

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Pendant les six premières semaines suivant l'accouchement, accordez une importance particulière à votre hygiène corporelle. Pendant cette période, votre corps est plus sensible aux infections. Changez fréquemment vos serviettes hygiéniques et, à la clinique, utilisez après chaque miction le flacon de rinçage pour votre toilette intime. Cela dure environ de quatre à six semaines avant que les lochies ne se tarissent. Nous vous recommandons également de ne pas prendre de bain durant cette période mais de vous laver seulement sous la douche ou au lavabo.

 

Conseils pratiques pendant l’allaitement 

Sain, équilibré et disponible à tout moment: l’allaitement et le lait maternel offrent de nombreux avantages. Découvrez ici les différentes positions d’allaitement, les points auxquels la mère doit prêter attention pendant l’allaitement et ce qu’elle peut faire quand les mamelons deviennent douloureux.

Outre le fait d’être toujours disponible dès que bébé a faim et de présenter la bonne température et la bonne composition, le lait maternel offre bien d’autres avantages. Il s’avère notamment bénéfique pour la santé des nouveau-nés. Les bébés allaités ont ainsi moins de problèmes gastro-intestinaux et présentent des taux d’infection inférieurs ainsi qu’un meilleur développement mental. En outre, la consommation de lait maternel réduit le risque de maladies respiratoires et d’asthme. L’allaitement renforce également la relation mère-enfant et favorise l’involution de l’utérus de la mère après l’accouchement.

Chaque femme est libre de décider si elle souhaite ou non allaiter son enfant.

Conseils et astuces utiles sur les aspects de l'allaitement maternel:

Positions d’allaitement

Quelle est la position d’allaitement idéale pour la mère et l’enfant? Anna-Tina Weber-Tramèr, sage-femme à la Hirslanden Klinik Im Park nous parle des 7 principales positions d’allaitement et de ce à quoi il faut faire attention pendant l’allaitement.

Alimentation

Pendant l’allaitement comme pendant la grossesse, ne mangez pas pour deux, mais pensez pour deux. Sandra Müller, nutritionniste, nous explique comment avoir une alimentation saine et équilibrée pendant l’allaitement.

Prendre soin de sa poitrine

De nombreuses mères se plaignent de douleurs et de lésions au niveau des mamelons pendant l’allaitement. C’est pourquoi il est important de bien les soigner. Voici quelques astuces pour prendre soin de votre poitrine pendant l’allaitement.

Douleurs au niveau des seins

Il est important que le lait coule bien pendant l’allaitement. Si ce n’est pas le cas, les glandes mammaires ne sont pas suffisamment vidées. Il en résulte une tension au niveau des seins, qui deviennent plus sensibles que d’habitude. Il peut également arriver que les seins deviennent douloureux pendant l’allaitement. La plupart du temps, ces douleurs sont inoffensives. Vous devez demander un avis médical dans les cas suivants :

  • Douleurs persistantes ou récurrentes
  • Seins rouge vif, très chauds, enflés ou très sensibles à la pression
  • Fièvre, frissons ou forte sensation de malaise
  • Aggravation des symptômes dans les 12 à 24 heures
  • Persistance d’un nodule dur et douloureux
  • Apparition d’un œdème clairement délimité et de plus en plus douloureux

Vous devez consulter immédiatement votre médecin si vous vous sentez très malade, si votre système circulatoire est instable ou si vous avez une forte fièvre.

Engorgement mammaire

En cas d’engorgement mammaire, le lait ne peut pas s’écouler et s’accumule au niveau des seins. Une accumulation de lait peut provoquer des rougeurs et un échauffement des zones concernées. Des nodules et des zones durcies peuvent également apparaître dans les seins. La température du corps peut également augmenter mais reste inférieure à 38,4 °C.

Inflammation du sein (mastite)

Alors que les symptômes de l’engorgement mammaire ne concernent que les seins, ceux de la mastite (inflammation du sein) sont nettement plus prononcés et peuvent toucher l’ensemble du corps, comme c’est le cas lors d’une grippe. De fortes rougeurs apparaissent, ainsi qu’une sensation de chaleur et des douleurs dans les seins. De plus, vous pouvez manquer de vigueur, et ressentir des douleurs articulaires, des maux de tête ou des frissons. Une fièvre supérieure à 38,4 °C peut survenir.

Vous trouverez de plus amples informations sur la mastite dans notre article sur la mastite.

La semaine mondiale de l’allaitement

Chaque année, en septembre, l'allaitement maternel est à l'honneur. La Semaine mondiale de l'allaitement maternel attire l'attention sur l'importance de l'allaitement pour la santé de la mère et de l'enfant et milite en faveur d'une société favorable à l'allaitement.

Hirslanden aide également les mères à trouver leur propre voie en matière d'allaitement, grâce à un accompagnement professionnel et à des conseils bienveillants pendant et après l'accouchement.

En savoir plus sur la Semaine mondiale de l'allaitement maternel et sur Promotion de l'allaitement maternel Suisse

Pour un sommeil sûr de bébé

La mort subite compte parmi les causes de décès les plus courantes chez les nourrissons. Si le bébé est bien couché, le risque de mort subite du nourrisson peut être fortement réduit.

Qu’est-ce que le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN)?

La mort subite du nourrisson désigne le décès d’un enfant en bas âge, sans signe avant-coureur ni cause reconnaissable. Le syndrome de la mort subite du nourrisson est déclenché par différents facteurs qui entravent la respiration et la régulation naturelle de la température du corps. Les enfants plus âgés et les adultes y réagissent inconsciemment, en changeant de position de sommeil ou en se réveillant. Chez le nouveau-né, ces réflexes vitaux ne sont pas encore développés, si bien que la respiration et la circulation peuvent s’interrompre.

Parmi les groupes à risque figurent les bébés prématurés et les naissances multiples, les enfants qui présentent des anomalies anatomiques des voies respiratoires et les enfants de mères particulièrement jeunes ou socialement vulnérables. Le stress qu’elles subissent peut être transmis à l’enfant et favoriser un SMSN.

À quelle fréquence survient la mort subite du nourrisson?

En Suisse, neuf enfants en moyenne meurent chaque année de la mort subite du nourrisson. Cela correspond à quatre pour cent de l’ensemble des cas de décès chez les nourrissons. Environ 60 pour cent des cas sont des garçons.

La mort subite du nourrisson survient dans environ 80 pour cent des cas au cours des six premiers mois de vie. Elle ne se produit que rarement après la première année.

Comment réduire le risque?

Il est possible de prévenir la mort subite du nourrisson en veillant à ce que le bébé dorme sur le dos. Les matelas trop mous, oreillers et peluches dans le lit sont à proscrire pour éviter que le bébé n’ait trop chaud. Des examens de dépistage réguliers permettent de déceler et de traiter précocement les maladies et troubles du développement éventuels.

Ce à quoi vous devez faire attention pendant le sommeil de votre bébé:

Gigoteuse

Le gras du bébé régule très efficacement sa température corporelle. Mais la nuit, le nourrisson a besoin d’être couvert pour ne pas se refroidir.

Oreillers et couvertures

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Oreillers et couvertures sont à proscrire. Ils apportent trop de chaleur et le bébé s’y trouve à l’étroit et ne respire pas bien.

Gigoteuse

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La gigoteuse tient le bébé bien au chaud et libère son nez et sa bouche, même pendant les nuits agitées.

Position de sommeil

Le risque de mort subite du nourrisson peut être nettement réduit grâce à une bonne position de sommeil.

Position sur le côté

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En position de sommeil sur le côté, les poumons n’ont pas la place de se déployer entièrement. La respiration est entravée. Par ailleurs, en position de sommeil sur le côté gauche, le poids du corps fait pression sur le cœur.

En position couchée sur le dos

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Si le bébé est couché sur le dos, il respire librement, car sa cage thoracique peut se déployer largement. Le nez et la bouche ne sont pas bloqués.

Position sur le ventre

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En position de sommeil sur le ventre, les poumons ne peuvent pas se dilater suffisamment. En outre, dans cette position de sommeil, le nez appuie sur le matelas, ce qui empêche une bonne respiration.

Où faire dormir bébé?

Beaucoup de jeunes parents souhaitent que leur bébé dorme près d’eux, même la nuit. Mais une trop grande proximité peut accroître le risque de mort subite du nourrisson.

Lit des parents

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Couettes, oreillers, sans oublier la chaleur corporelle des adultes: dans le lit des parents, le bébé peut rapidement avoir trop chaud.

Lit bébé

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Dans son propre lit – idéalement à barreaux plutôt qu’à parois pleines – la chaleur ne s’accumule pas. Ainsi, le bébé n’a pas trop chaud.

Équipement du lit

Le lit bébé ne doit pas être aménagé confortablement avec des objets mous et douillets, car cela favorise la mort subite du nourrisson. Il est préférable d’opter pour un équipement qui favorise la santé du bébé.

Matelas mou

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Sur un matelas trop mou, le bébé s’enfonce, ce qui accumule la chaleur au niveau du dos et sur les côtés.

Matelas à dimensions stables

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Un matelas à mémoire de forme s’adapte au corps du bébé, sans s’affaisser. Ainsi, le bébé n’a pas trop chaud.

Peluches dans le lit de bébé

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Entouré de ses peluches préférées, le bébé est à l’étroit. Ainsi la chaleur s’accumule dans son lit et ses voies respiratoires peuvent être entravées.

Peluches au lit de bébé

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Si les peluches restent en-dehors du lit, le bébé a suffisamment de place pour bien respirer et les peluches restent quand même dans son champ de vision.

Environnement

La chambre doit être chauffée à une température agréable pour le bébé. Elle doit être bien aérée, réservée aux non-fumeurs, pour ne pas affecter les voies respiratoires du bébé.

Température trop élevée

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Le lit bébé ne doit pas se trouver à proximité d’un radiateur, car la chaleur supplémentaire peut provoquer une élévation de température.

Température idéale

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La température de la chambre du bébé doit être constante entre 18 et 20 degrés. Ceci garantit un sommeil reposant et sain.

Température trop basse

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Le lit ne doit pas non plus être placé près d’une fenêtre ouverte. Le bébé n’est pas capable de compenser les températures fraîches. Même une brise légère en apparence favorise les infections des voies respiratoires.

Le baby blues : baisse de moral après l’accouchement

Au cours des premiers jours qui suivent la naissance de l’enfant, les mères sont souvent plongées dans un chaos émotionnel. Elles traversent une phase au cours de laquelle elles se sentent vides et tristes. Il s’agit en l’occurrence de ce qu’on appelle le «baby blues».

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Mais qu’en est-il exactement et quelles en sont les causes?

On appelle «baby blues» ou blues post-partum une baisse de l’humeur qui s’installe rapidement après la naissance et qui ne dure généralement que quelques jours. Dans la plupart de cas, les mères se sentent épuisées, fatiguées et très émotives durant cette période. Des études récentes montrent qu’environ 50 à 85 % de toutes les mères souffrent de blues post-partum. Lors de la naissance de leur premier enfant, les mères peuvent éprouver un baby blues plus marqué parce qu’elles nourrissent souvent des attentes irréalistes envers elles-mêmes. Il se développe généralement entre deux et quatre jours après la naissance du bébé et disparaît au bout de 14 jours en moyenne. 

La principale cause du baby blues est le changement hormonal dans le corps après la grossesse. Les hormones de la grossesse, progestérone et œstrogène, chutent brutalement. À cela s’ajoute le fait que les mères doivent encore s’habituer à la nouvelle situation, ce qui demande beaucoup d’énergie. 

Quels sont les symptômes courants

Les mères atteintes de baby blues montrent généralement une sensibilité accrue, elles sont plus émotives et sujettes aux sautes d’humeur. Les autres symptômes incluent un manque d’énergie, des troubles du sommeil, une anxiété, des pleurs fréquents sans raison apparente, une perte d’appétit et des difficultés de concentration.

Comment les personnes concernées peuvent-elles gérer le baby blues ?

L’apparition de tels symptômes après l’accouchement peut être angoissante et source de troubles.  Mais ils ne doivent pas forcément être une source de préoccupation.

Les symptômes disparaissent généralement après quelques jours, c’est pourquoi aucun traitement médical n’est nécessaire. Dans la première période après l’accouchement, les mères ont surtout besoin de beaucoup de soutien actif et moral de la part de leur partenaire, de leur famille et de leurs amis.  Durant cette phase, il est important qu’elles passent beaucoup de temps avec leur bébé pour renforcer le lien mère-enfant. Il est également important qu’elles prennent du temps pour elles-mêmes pour retrouver une certaine énergie. 

Ce qui aide aussi, c’est le partage  avec d’autres mères pour évoquer leur expérience de l’après-naissance et échanger des conseils.

 

Si les symptômes ne disparaissent pas après quelques semaines, on parle de dépression post-partum ou de dépression postnatale. Dans ce cas, il est important que les mères contactent leur gynécologue pour obtenir un soutien spécialisé.

Dépression post-partum ou baby blues ?

De nombreuses femmes souffrent de changements d'humeur après l'accouchement: de l'allégresse ressentie au moment de prendre son nouveau-né dans les bras à la peur de perdre soudainement son enfant, la mère est exposée à un large éventail d'émotions. La psychologue Valentina Rauch-Anderegg nous explique la différence entre un simple «baby blues» et la véritable dépression post-partum, et nous dispense ses conseils pour mieux affronter un tel trouble de l'humeur.

Quelle est la différence entre le baby blues et la dépression post-partum ?

Quelques jours après l’accouchement, la majorité des femmes ressentent une baisse de moral (« baby blues »), qui disparaît en quelques heures ou quelques jours.

La plupart des femmes connaissent une baisse de l'humeur quelques jours après l'accouchement (également appelée «baby blues», «mal de mère» ou, autrefois, «fièvre de lait»), qui disparaît en l'espace de quelques heures ou jours. Ce syndrome affecte 40 à 80 % des mères et ne nécessite pas de traitement particulier. Quant à la dépression post-partum, elle désigne un trouble dépressif qui fait directement suite à la naissance (dans un délai d'un mois après la naissance selon le système de classification) et qui perdure pendant au moins deux semaines. Le risque de dépression augmente déjà pendant la grossesse (notamment au cours du troisième trimestre). Mais la dépression peut également apparaître au-delà de ce délai de quatre semaines après l'accouchement.

La dépression post-partum

Comment reconnaître une dépression post-partum ?

Les principaux symptômes de la dépression post-partum sont les suivants :

  • Humeur dépressive la plupart du temps
  • Perte d'intérêt et difficultés à éprouver du plaisir lors de la plupart des activités

Symptômes secondaires pouvant survenir en cas de dépression post-partum:

  • Perte ou prise de poids (> 5 %)
  • Insomnies ou hypersomnies
  • Agitation ou ralentissement physique
  • Perte d'énergie ou fatigue la plupart du temps
  • Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité sans objet
  • Capacité de concentration réduite et limitations cognitives
  • Pensées suicidaires récurrentes

Si les symptômes ne disparaissent pas après quelques semaines, on parle de dépression post-partum ou de dépression postnatale. Dans ce cas, il est important que les mères contactent leur gynécologue pour obtenir un soutien spécialisé.

Outre les symptômes cités, les symptômes suivants sont également possibles :  sentiments ambivalents, absence de sentiments ou attitude de rejet vis-à-vis de l'enfant, ou encore anxiété et inquiétude permanente autour de l'enfant. Ces ressentis peuvent à leur tour provoquer d'intenses sentiments de culpabilité chez les parents. Actuellement, on estime que 10 à 15 % des femmes environ (certaines études parlent de 30 %) et quelque 10 % des hommes développent une dépression post-partum. L'établissement du diagnostic pose davantage de difficultés chez les jeunes parents, dans la mesure où ils souffrent bien souvent d’un manque de sommeil, d’une perte d'énergie et de troubles de la concentration. Ces difficultés de diagnostic expliquent vraisemblablement les écarts importants entre les chiffres avancés dans les différentes études.

En Suisse, la dépression post-partum touche environ une femme sur cinq et un homme sur dix (Pro Familia Suisse, 2025) et n’est donc pas rare.

Les jeunes parents sont davantage susceptibles de présenter un manque de sommeil, une perte d’énergie et des troubles de la concentration, ce qui complique le diagnostic.

Qui est sujet à la dépression post-partum ?

Les raisons de l’apparition d’une dépression post-partum chez certaines personnes n’ont pas encore pu être élucidées de manière définitive. Néanmoins, différents facteurs de risque favorisant l’apparition d’une dépression post-partum ont pu être identifiés.

  • Des antécédents d'épisodes dépressifs
  • Une sensibilité aux changements hormonaux (comme le syndrome prémenstruel)
  • Une faible satisfaction relationnelle et un manque de soutien au sein du couple
  • Une grossesse non prévue
  • Le stress pendant la grossesse
  • Des difficultés financières
  • Des conditions de logement insatisfaisantes

Conseils pour surmonter une dépression post-partum

Les conseils suivants peuvent vous aider dans votre quotidien:

Émotions

Parlez ouvertement de vos émotions

Un grand nombre de personnes ont tendance à s'isoler et à se replier sur elles-mêmes lorsqu'elles traversent une phase dépressive.Il est donc plus difficile pour les personnes de leur entourage d’offrir de l’aide. Ils auront alors tendance à se sentir impuissants et à se détourner de la personne atteinte. C'est pourquoi il est important que celle-ci se confie à quelqu'un. La verbalisation des sentiments éprouvés permettra notamment à son interlocuteur de mieux la comprendre, et celui-ci sera alors davantage en mesure de lui apporter un soutien adéquat ou de rechercher avec elle un professionnel susceptible de l'aider.

Stratégie des petits pas

Progresser pas à pas

Chez certaines personnes, une dépression peut se traduire au quotidien par une série d'obstacles infranchissables. On ne voit plus alors que des montagnes de linge, un enfant qui exige qu'on s'occupe de lui, le vide sidéral du frigo, etc. Tout cela peut faire peser une pression énorme sur les épaules des personnes atteintes. Évitez donc de faire trop de choses à la fois. Vous devez enregistrer des succès pour renforcer votre confiance en vous: fixez-vous des objectifs qui vous paraissent réalistes, par exemple, vous lever avant 9 heures, vous laver les cheveux, manger quelque chose de chaud, boire un café, etc.

Se souvenir des belles choses

Notez les événements agréables

Lors d'une dépression, la moindre contrariété peut susciter le désespoir et les pensées tournent en rond. Ces pensées ont souvent une tonalité négative (par exemple, «ça ne s'arrangera jamais», «je n'y arriverai jamais», «je suis une mauvaise mère / un mauvais père») et ont tendance à amplifier le sentiment de mal-être. En conséquence, on se sent encore plus mal.

Notez chaque soir trois belles expériences de la journée. Cela vous aidera à vous concentrer sur le positif, et vous permettra par la même occasion d'établir une liste des choses qui vous font du bien. Vous pouvez ainsi recourir à cette liste dès que l'envie vous vient de vous faire plaisir.

Recevez un soutien spécialisé

Les conséquences d'une dépression post-partum sont très diverses: les personnes qui en sont atteintes consultent plus souvent leur médecin de famille, sont plus anxieuses, ont une moins bonne qualité de vie et se sentent plus stressées que les personnes non dépressives. En outre, les personnes atteintes éprouvent des difficultés à bien interpréter les signaux envoyés par leur enfant et à s’occuper de lui de manière appropriée. Généralement, les personnes atteintes sont moins impliquées dans le contact avec leur bébé. Des conséquences négatives pourront également être observées chez les enfants des personnes atteintes de dépression post-partum: ils tombent plus souvent malades (ils souffrent par exemple plus fréquemment de diarrhées et de coliques), ils ont davantage de problèmes de sommeil et leur développement affectif et cognitif est plus problématique (ce qui pourra se traduire plus tard par des problèmes à l'école ou des difficultés relationnelles, par exemple).

La relation amoureuse est elle aussi impactée, dans la mesure où la dépression post-partum entraîne souvent un manque de soutien au sein du couple, une vie intime et sexuelle plus limitée et des disputes plus fréquentes. Autant de désagréments qui sont susceptibles d'entretenir la dépression post-partum.

N'ayez pas honte d'éprouver une humeur dépressive après l'accouchement. Il est important de ne pas garder ses sentiments pour soi-même et de ne pas se replier sur soi-même. Parlez-en ouvertement, demandez de l’aide et, le cas échéant, une aide professionnelle. Le traitement de la dépression post-partum relève de la compétence des psychologues et des psychiatres. Le traitement est planifié et réalisé en commun. L’implication de l’environnement social s’avère particulièrement efficace et durable.

Pensez-vous souffrir d'une dépression post-partum? Dans ce cas, veuillez vous adresser à un professionnel, comme votre gynécologue, votre sage-femme, un psychologue ou l'association Dépression Postnatale Suisse.

Dr. Valentina Rauch-Anderegg

Valentina Rauch-Anderegg
Psychologue clinicienne et psychothérapeute
Le Dr Valentina Rauch-Anderegg est psychologue clinicienne et psychothérapeute reconnue au niveau fédéral. Elle a obtenu son titre de docteur à l'Université de Zurich dans le cadre de l'étude «Du couple à la parentalité» et a effectué son post-doctorat à la prestigieuse Harvard Medical School. Dans son propre cabinet (lien disponible en allemand en anglais seulement), elle met directement en pratique ses connaissances et sa compétence en conseillant et en accompagnant les personnes et les couples autour des thèmes de la grossesse et de la parentalité.

Gymnastique postnatale

Pendant les huit premières semaines qui suivent l’accouchement (post-partum), vous devez vous ménager physiquement. Essayez de déléguer certaines tâches et accordez-vous des moments de repos. Si vous avez accouché par césarienne, évitez de soulever des charges de plus de cinq kilogrammes pendant les six premières semaines qui suivent.

Nos physiothérapeutes vous montreront des exercices ciblés qui vous permettront de retrouver rapidement votre forme physique. Cette gymnastique reconstructive vous aidera à remuscler votre paroi abdominale, à renforcer le plancher pelvien et améliorera votre bien-être physique et psychique. Pendant les six à huit semaines suivant la naissance, veillez à ne pas fatiguer inutilement votre corps.

Pendant la grossesse et lors de l’accouchement, le plancher pelvien et la musculature abdominale sont fortement sollicités. C'est pourquoi la remise en forme postnatale est essentielle pour retrouver une bonne posture et renforcer les muscles et tissus. Nos sages-femmes vous présentent les exercices qui vous permettront de retrouver la forme.

Diastasis des grands droits

Pendant la grossesse, le tissu conjonctif, le péritoine et la musculature abdominale s’étirent pour faire de la place au bébé qui se développe. Les muscles abdominaux droits se séparent et le tissu conjonctif, appelé ligne blanche, se dilate. Il en résulte un diastasis des grands droits. Celui-ci peut s’accompagner d’un affaiblissement du centre du corps, d’une protubérance abdominale visible, de douleurs dorsales ou pelviennes, et de troubles du plancher pelvien.

Le traitement d’une diastasis des grands droits vise à activer et à renforcer de manière ciblée les muscles abdominaux et du tronc, ainsi que le plancher pelvien. Les femmes apprennent à utiliser correctement leurs muscles au quotidien et à éviter les mouvements pénibles. Des exercices adaptés favorisent la récupération postnatale et aident à rétablir la stabilité du centre du corps.

Des sages-femmes et des physiothérapeutes spécialisé·e·s accompagnent le traitement d’un diastasis des grands droits, évaluent la fonction musculaire, montrent des exercices adaptés et développent un concept de traitement individuel avec la personne atteinte.

Nous proposons une consultation sur le diastasis des grands droits pour les femmes chez qui ce trouble est suspecté.

Vous trouverez de plus amples informations sur le diastasis des grands droits dans notre article de blog « Hypotonie du tronc et diastasis des grands droits : quand le milieu se relâche ».

S'allonger, s’asseoir et se lever correctement

Protège les muscles du ventre d’une pression excessive

S’asseoir sur la chaise

  • Rentrez le nombril et contractez le plancher pelvien.
  • Mettez-vous en position de marche.
  • Regardez derrière vous.
  • Asseyez-vous le dos droit.

Se lever la chaise

  • Rentrez le nombril et contractez le plancher pelvien.
  • Mettez-vous en position de marche.
  • Penchez-vous vers l'avant en gardant le dos droit.
  • Poussez fort avec les jambes.

S’allonger dans son lit

  • Rentrez le nombril.
  • Glissez sur le côté.
  • Posez la tête.
  • Tournez-vous sur le dos.

Se lever du lit

  • Rentrez le nombril.
  • Tournez à côté.
  • Appuyez avec les deux mains sur le côté vers le haut.

S’allonger sur le tapis

  • Rentrez le nombril.
  • Prenez la position de marche et agenouillez-vous sur le tapis avec les deux genoux.
  • Tournez-vous sur le côté et glissez les bras tendus sur le tapis.
  • Tournez-vous sur le dos.

Se lever du tapis

  • Rentrez le nombril.
  • Tournez-vous sur le côté, laissez la tête penchée. Le nombril reste rentré.
  • Appuyez avec les deux bras pour vous relever.
  • Mettez-vous en position de marche et levez-vous.

 

 

Respiration abdominale

Active toute la musculature du tronc et aide à se détendre

  • Le ventre se gonfle en inspirant par le nez.
  • Le ventre rentre en direction de la colonne vertébrale en expirant par la bouche.
  • Répétez l'exercice plusieurs fois.

Remarque:

  • Active le plancher pelvien et apporte un soutien pendant la phase de récupération.
  • L'exercice peut être effectué à quatre pattes ou sur le dos.

Bascule du bassin

Mobilise le bas du dos et le plancher pelvien

  • Faites basculer le bassin vers l'avant en tirant le pubis vers le nombril.
  • Faites basculer le bassin vers l'arrière et étendez l'espace entre le pubis et le nombril.
  • Effectuez l'exercice lentement en respirant calmement.

Remarque:

  • Aide en cas de douleurs au niveau du sacrum.
  • L'exercice peut être effectué à quatre pattes ou sur le dos.

Soulager les mains

Renforce les muscles obliques

  • Mettez-vous à quatre pattes et placez les mains sous les épaules. Les genoux sont situés sous les hanches. Dos droit.
  • Faites basculer le poids du corps d'une main à l'autre.

Remarque:

  • Pour garder le rythme, répétez "flic-flac-flic-flac".

Relevé du bassin

Renforce le dos et les fessiers

  • Rentrez le nombril et contractez le plancher pelvien. Le dos reste droit.
  • Soulevez le bassin et maintenez la posture brièvement. Ramenez de nouveau le bassin au sol.
  • Répétez l'exercice plusieurs fois.

FAQ : Questions fréquentes sur le post-partum

Qu’est-ce qu’il est interdit de faire pendant la période post-partum ?

Pendant la période post-partum, ménagez votre corps autant que possible et accordez-vous suffisamment de repos. Évitez la surcharge physique et déléguez le travail si possible. Après une césarienne, vous ne devez pas soulever de charges de plus de cinq kilos au cours des six premières semaines.

Post-partum : pourquoi s’allonger ?

Le post-partum est une période de récupération après l’accouchement. Les phases de repos sont particulièrement importantes au cours des six à huit premières semaines. Accordez-vous du temps pour vous reposer et évitez les efforts physiques inutiles.

Pour la période suivant l’accouchement : comment mon ou ma partenaire peut-il ou peut-elle s’impliquer ?

Le soutien est particulièrement précieux, y compris après l’accouchement. Pour le ou la partenaire, les règles suivantes s’appliquent. Occupez-vous des tâches ménagères, créez une ambiance calme et participez à la prise en charge du bébé. Le soutien émotionnel est également important. Des discussions ouvertes peuvent aider à surmonter ensemble les changements et les incertitudes.

Que se passe-t-il si une dépression post-partum n’est pas traitée ?

Une dépression post-partum non traitée peut affecter gravement la qualité de vie et la santé psychique de la personne atteinte. Le couple et la relation avec l’enfant peuvent également être affectés. C’est pourquoi il est important d’accepter un soutien et une aide professionnelle le plus tôt possible.

Comment reconnaître un diastasis des grands droits ?

En cas de diastasis des grands droits, les muscles abdominaux droits s’écartent en leur milieu. Après l’accouchement, cela peut se manifester par une courbure visible ou par un espace creux au milieu de l’abdomen.

Comment traiter un diastasis des grands droits ?

Un diastasis des grands droits peut s’améliorer dans le cadre de la récupération. Des exercices ciblés peuvent aider à renforcer les muscles de l’abdomen et du plancher pelvien. Demandez conseil à une sage-femme ou un·e physiothérapeute pour savoir quels exercices peuvent vous convenir.

Dépression post-partum : Quand dois-je demander un avis médical ?

Si un état dépressif persiste pendant plus de deux semaines, il est souhaitable de demander l’aide d’un·e spécialiste. Même en cas de tristesse profonde, de peur persistante, de perte d’intérêt ou de pensées suicidaires récurrentes, il est important d’accepter rapidement de l’aide. Vous n’avez pas à faire face à ces changements psychologiques sans aucun accompagnement. En cas de pensées d’automutilation, demandez immédiatement de l’aide.

Quels symptômes et signes avant-coureurs de la dépression post-partum apparaissent après l’accouchement ?

Les signes typiques sont une tristesse persistante, un sentiment de vide intérieur, un profond épuisement, un sentiment de culpabilité, une anxiété, une irritabilité, des problèmes de sommeil ou de concentration, ainsi qu’un manque de joie ou des difficultés à créer un lien avec le bébé.