Leila est infirmière spécialiste clinique en oncologie chez Hirslanden cliniques Bois-Cerf et Cecil. À travers cette interview, elle a partagé avec nous sa passion pour son métier.

Que signifie « Infirmière spécialiste clinique en oncologie » ?
Une infirmière spécialiste clinique en oncologie est experte dans son domaine d’activité et référente dans les soins pour les patients, leurs proches et les soignants. La prise en charge oncologique est basée essentiellement sur les besoins et les désirs du patient.

Quel est votre rôle au sein de Hirslanden cliniques Bois-Cerf et Cecil ?

Je fais office de fil conducteur tout au long du parcours de soins. Mon rôle consiste à guider les patients et leurs proches depuis l’annonce du diagnostic jusqu’à l’après-traitement. Je collabore étroitement avec les professionnels médicaux du Groupe Hirslanden (médecins, infirmières, physiothérapeutes, diététiciennes, etc.), ainsi qu’avec les partenaires externes (Ligue contre le cancer, psychologues, associations, de patients, groupes d’entraides).

 


Comment se déroule une journée ?

L’une de mes journées types commence par des consultations infirmières individualisées qui visent à compléter les informations sur la maladie et les traitements proposés. L’évaluation des difficultés psycho-sociales des patients me permet de les orienter vers des services d’aide spécialisés.

Le reste de mon temps est consacré aux patients hospitalisés au sein des deux cliniques pour m’assurer du bon déroulement de leur séjour et répondre à leurs préoccupations éventuelles. Quand cela s’avère nécessaire, j’assure également ponctuellement un suivi téléphonique.

Je réalise ces différentes activités en faisant le lien entre les unités de soin concernées par la prise en charge de chaque patient (chirurgie, oncologie, radio-oncologie).

Quelles sont les valeurs que vous souhaitez véhiculer ?
Les valeurs du groupe de cliniques privées Hirslanden comme l’excellence et la qualité. Mais aussi l’écoute et l’empathie. Ma démarche s’adresse à toutes les personnes de l’entourage du patient, touchées de près ou de loin par la maladie.

Quels sont les aspects de votre métier qui vous plaisent le plus ?
C’est indéniablement le contact humain.

Je rentre au cœur de la vie du patient, à partir du moment où il est dans mon bureau, j’essaie de répondre à ses doutes et à ses demandes. Je me considère comme facilitatrice durant ce parcours oncologique tant méconnu pour eux.

S’il fait la démarche de venir vers moi, c’est qu’il en a besoin et qu’il s’est senti assez en sécurité pour le faire. Je ne force rien, certaines questions que je pose peuvent être intimes, comme celles liées aux conséquences de la maladie sur la sexualité, mais sont importantes à aborder. Cette relation, qui se construit sur le long terme, est un véritable investissement émotionnel qui engendre des sentiments comme l’attachement ou l’empathie.

Comment gérez-vous la séparation ?
Chaque séparation est éprouvante et ce sentiment ne s’atténue pas après des années de pratique, cela fait partie du processus de soin. Savoir que mon accompagnement a répondu aux attentes de chacun m’aide dans les prises en charge futures mais aussi grâce à une équipe unie et ouverte avec qui je peux aussi en discuter et extérioriser.

Merci à Leila pour son travail et pour son dévouement.