L’imagerie pelvienne permet au radiologue d’analyser les organes contenus dans le petit bassin. 

  1. Echographie pelvienne
  2. IRM pelvienne
  3. Hystérographie
  4. Embollisation fibromes utérins
  5. Traitement congestion pelvienne

 

ECHOGRAPHIE PELVIENNE

Cette technique d’imagerie permet de visualiser l’utérus et sa muqueuse (l’endomètre), les ovaires, les trompes, ainsi que la vessie et les voies urinaires. Elle peut être effectuée par voie endocavitaire (vaginale) ou externe (abdominale).

Comment se préparer pour l’examen : La patiente doit se présenter à l’examen avec la vessie pleine, dans le but de permettre au radiologue une meilleure visualisation de la zone.

Comment se déroule l’examen : L’examen peut durer de 10 à 30 minutes, dépendant du nombre d’organes nécessitant d’être examinés. La sonde de l’échographe est recouverte de gel hypoallergénique, puis appliquée sur la zone pelvienne, permettant ainsi d’obtenir des images grâce aux ultrasons se réfléchissant sur les parois des organes.

Quels sont les avantages d’un tel examen : Cet examen se fait sans utilisation de rayons X, puisqu’il utilise uniquement des ultrasons provenant de la sonde de l’échographe. Il ne représente par conséquent aucun danger pour la femme ou son bébé dans le cas d’une imagerie fœtale.

 

IRM PELVIENNE

L’IRM pelvienne est généralement indiquée en complément d’un examen échographique, examen de première intention. Ce type d’examen est généralement réalisé en cas de maladies gynécologiques, telles que l’endométriose, les fibromes ou dans la caractérisation de lésions ovariennes. L’IRM pelvienne reste l’examen de choix dans les bilans de tumeurs gynécologiques.

Comment se préparer pour l’examen : La patiente doit être à jeun 3 heures avant une IRM pelvienne. Aucun autre type de préparation n’est indiqué pour ce type de prise en charge.

Comment se déroule l’examen : L’IRM pelvienne dure entre 30 et 45 minutes. Le bas du corps de la patiente, qui est allongée sur le dos, se trouve dans le tube de l’IRM, tandis que le haut du corps est à l’extérieur, diminuant le risque qu’une éventuelle sensation de claustrophobie soit ressentie. Il est possible que le vagin et le rectum soient opacifiés par du gel, en particulier lors de la recherche d’endométriose ou de la présence de tumeurs vaginales ou du col de l’utérus. Une injection intra-musculaire d’un anti-péristaltique est effectué pour diminuer les mouvements des intestins et améliorer la qualité des images. 

Quels sont les avantages d’un tel examen : Ce type d’examen est non-irradiant et non-invasif pour la patiente. Les images offrent une visualisation grâce à différentes coupes dans l’espace, ainsi qu’une grande précision quant à leur qualité.

 

HYSTÉROGRAPHIE 

La radiologue procède à des hystérographies lorsqu’il souhaite visualiser l’utérus, son col ou les trompes de Fallope. Généralement, les patientes font des hystérographies lors de troubles de la fertilité. Cette méthode d’imagerie nécessite une injection de produit de contraste et est réalisée à l’aide de rayons X. Elle ne permet toutefois pas l’observation des ovaires.

Comment se préparer pour l’examen : Il est recommandé d’effectuer une hystérographie entre le 8è et le 12è jour du cycle menstruel.

Comment se déroule l’examen : Un trentaine de minutes sont nécessaires pour cette prise en charge. A l’aide du spéculum inséré dans le vagin, du produit de contraste est injecté au travers d’une sonde dans l’utérus et les trompes de la patiente. A la suite d’une hystérographie et en cas de réaction anormale, telle qu’une poussée de fièvre ou, par exemple, des saignements, veuillez avertir votre médecin traitant ou gynécologue.

Quels sont les avantages d’un tel examen : Ce type d’examen permet notamment de vérifier le degré de perméabilité des trompes de fallope, ainsi que la bonne tenue des cavités utérine et péritonéale.

 

EMBOLLISATION FIBROMES UTÉRINS 

Les fibromes utérins sont des tumeurs présentes dans la paroi de l’utérus, qui touchent un pourcentage élevé de femmes ayant passé la trentaine. Les fibromes ne sont pas forcément symptomatiques, mais peuvent créer des douleurs, des saignements ou des difficultés au niveau urinaire.

La prise en charge initiale consiste en une administration d’hormones ou de traitement anti-inflammatoire. Quand ces derniers ne sont pas suffisants et pour la suite de la prise en charge de la patiente, l’embolisation est une méthode peu invasive et réalisée sous anesthésie locale, qui représente une alternative à la chirurgie. Le radiologue interventionnel conduit l’intervention en injectant de petites particules synthétiques à l’intérieur des artères de l’utérus, grâce à un cathéter très fin inséré dans l’artère du pli de l’aine. Ces particules viennent boucher l’artère et bloquent ainsi la vascularisation des fibromes.

 

TRAITEMENT CONGESTION PELVIENNE 

Le syndrome de congestion pelvienne est chronique et représenté par un surplus de sang dans les veines pelviennes, ce qui crée des douleurs abdominales. Ce syndrome touche généralement les femmes âgées de 30 à 50 ans. C’est généralement grâce à une échographie, que cette pathologie est détectée.

Initialement, la prise en charge se fait au travers de l’administration d’anti-inflammatoires ou d’un médicament, permettant de réduire les douleurs. En cas d’échec de ce premier traitement, le radiologue interventionnel peut intervenir en introduisant un cathéter au niveau de la cuisse de la patiente pour atteindre les veines dilatées du pelvis. L’injection d’un produit créant une embolisation est ensuite faite par le radiologue, permettant de bloquer le flux sanguin dans cette partie du corps et ainsi de réduire la douleur.