Près de 10 à 15 % des couples suisses ont des difficultés pour assouvir leur désir d’enfant. Les spécialistes parlent d’un désir d’enfant inassouvi lorsqu’aucune grossesse ne survient dans l’année malgré des rapports sexuels réguliers non protégés dans le couple.
Dans de tels cas, les femmes pensent généralement en être la cause. Or, les raisons d’un désir d’enfant inassouvi sont attribuables tout aussi fréquemment à la femme, à l’homme et à la combinaison des deux partenaires. Ici, vous en apprendrez plus sur les causes, les symptômes possibles et les moyens de détecter et de traiter l’infertilité.
- Causes
- Infertilité de la femme
- Infertilité de l'homme
- Insémination artificielle
- Les centres de fertilité en un coup d'œil
- Nos spécialistes
- FAQ
Causes d’un désir d’enfant inassouvi
De nombreuses raisons peuvent conduire à l’infertilité involontaire. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’une infertilité totale, mais d’un trouble de la fertilité chez la femme ou l’homme, qui peut être traité. Les causes de l’infertilité involontaire sont multiples.
Les causes qui peuvent concerner les deux sexes sont les suivantes :
- Problèmes d’hypophyse
- Diabète sucré
- Maladies de la thyroïde
- Âge avancé
- Infections, en particulier les infections sexuellement transmissibles
- Facteurs environnementaux tels que les polluants et les produits chimiques
- Prise de certains médicaments
- Consommation d’anabolisants
- Chimiothérapie
- Stress chronique, tensions psychologiques au travail et dans la vie quotidienne
- Mauvaise alimentation
- Surpoids ou insuffisance pondérale
- Tabagisme
- Consommation excessive d’alcool
- Consommation de drogues
Outre les causes qui peuvent concerner les deux sexes, il existe également des facteurs spécifiques à chaque sexe qui peuvent nuire à la fertilité.
Ces dernières années, l’infertilité involontaire a augmenté. De plus en plus de femmes sont confrontées à un désir d’enfant inassouvi. Cela s’explique d’une part par le changement de style de vie : chez de nombreux couples, le désir d’enfant est repoussé à une phase ultérieure de leur vie, bien que les chances de tomber spontanément enceintes diminuent nettement après l’âge de 35 ans. D’autre part, une réserve ovarienne réduite, une perméabilité altérée des trompes de Fallope ou des variations organiques de l’utérus peuvent réduire la probabilité d’une grossesse.
Les tumeurs des ovaires, des trompes de Fallope ou de l’utérus, les troubles hormonaux, les kystes, les malformations ainsi que les blessures des ovaires et des trompes peuvent également être à l’origine de troubles de la fertilité. D’autres causes d’absence de grossesse peuvent être des maladies telles que l’endométriose, des infections (p. ex. chlamydia), des adhérences à l’utérus, le SOPK ou des myomes. Malgré ces nombreuses causes possibles, les chances d’accoucher de l’enfant désiré peuvent être influencées positivement par une diversité de méthodes de traitement.
Raisons de l’infertilité de la femme
Myome
- Les myomes sont des tumeurs bénignes de l'utérus.
- Env. 30 à 50 % des femmes en âge de procréer sont concernées.
- Souvent, plusieurs myomes se forment.
- Dans les cas extrêmes, les myomes peuvent être aussi gros qu'un ballon de football.
- Les myomes peuvent être dépistés très facilement par une échographie gynécologique.
- Le traitement durable des myomes n'est généralement possible que par une ablation chirurgicale.
Vous trouverez ici des informations détaillées sur le tableau clinique du myome.
Pour en savoir plus sur les myomes, rendez-vous sur le blog Hirslanden :
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
- Le SOPK est un trouble hormonal.
- Le syndrome des ovaires polykystiques, SPOK, est un trouble hormonal.
- Il s'agit du trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer.
- Env. une femme sur sept est atteinte par cette maladie.
- Le trouble hormonal entraîne une concentration accrue d'hormones masculines.
- Ainsi, de nombreux petits follicules se forment.
- La prédisposition génétique de SPOK en soi ne peut pas être guérie, toutefois les symptômes et leurs conséquences se traitent parfaitement bien.
Vous en apprendrez davantage sur le SOPK sur le blog Hirslanden :
Endométriose
- En cas d’endométriose, la muqueuse utérine se situe en dehors de l’utérus, dans l’abdomen.
- Les cellules muqueuses adhèrent au péritoine et se développent.
- Après une anamnèse détaillée, on procède généralement à une échographie ou à une laparoscopie.
- Une intervention chirurgicale ou un traitement médicamenteux permet de traiter l’endométriose et donc d’augmenter les chances de grossesse.
Vous trouverez ici plus d'informations sur cette pathologie.
Vous découvrirez de plus amples informations sur l'endométriose sur le blog Hirslanden:
Signes d’infertilité chez la femme
Bien que l’infertilité ne provoque pas de troubles, il existe un certain nombre de signes qui peuvent indiquer une infertilité existante (y compris la stérilité). Souvent, ces signes ne sont pas spécifiques chez la femme : en dehors de l’absence de grossesse, il est difficile d’identifier les symptômes indiquant clairement une stérilité. Ce n’est qu’après un examen gynécologique approfondi que l’on peut déterminer si les symptômes apparaissent ou non comme des signes d’infertilité.
- Les signes possibles sont notamment les suivants :
- Douleurs chroniques dans le bas-ventre ;
- Douleurs lors des rapports sexuels ;
- Douleurs pendant la selle ;
- Troubles menstruels tels que fortes douleurs menstruelles (dysménorrhée) ;
- Irrégularités du cycle ;
- Règles trop importantes (hyperménorrhée) ;
- Règles faibles (hypoménorrhée) ;
- Saignements intermenstruels (métrorragie) ;
- Malformations des organes reproducteurs (p. ex. endométriose, myomes) ;
- Fausses couches ;
- Pilosité excessive (peut indiquer un excès d’hormones masculines) ;
- Problèmes cutanés tels que l’acné, signes d’un trouble de l’équilibre hormonal ;
- Écoulement de liquide au niveau des seins (galactorrhée).
Dans deux cas sur trois, l’homme est en partie responsable du désir d’enfant inassouvi, en raison d’une fertilité réduite. De nombreuses causes peuvent être identifiées et traitées grâce à des clarifications simples et peu contraignantes.
Le nombre d’hommes effectivement stériles est d’environ 1 %. Chez ces hommes, il n’y a pas de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Dans tous les autres cas, on parle d’une fertilité légèrement à fortement réduite. Mais souvent, une fertilité réduite de l’homme peut être compensée par une fertilité élevée de la femme et vice versa.
Raisons de l’infertilité chez l’homme
La varicocèle, la cause la plus fréquente
- La varicocèle est la cause la plus fréquente de l’altération de la fertilité chez l’homme.
- Des varices (varicocèles) se forment le long du cordon spermatique, ce qui peut entraîner une augmentation de la température et de la pression dans le testicule.
- L’augmentation de la température et la pression ont un effet négatif sur la qualité du sperme.
- Les veines atteintes du cordon spermatique peuvent être retirées chirurgicalement ou sclérosées.
Vous trouverez ici des informations détaillées sur le tableau clinique de la varicocèle.
Diminution de la production et de la qualité du sperme
- La varicocèle est la cause la plus fréquente de l’altération de la fertilité chez l’homme.
- Des varices (varicocèles) se forment le long du cordon spermatique, ce qui peut entraîner une augmentation de la température et de la pression dans le testicule.
- L’augmentation de la température et la pression ont un effet négatif sur la qualité du sperme.
- Les veines atteintes du cordon spermatique peuvent être retirées chirurgicalement ou sclérosées.
Vous trouverez ici des informations détaillées sur le tableau clinique de la varicocèle.
Obstruction des canaux déférents ou des canaux épididymaires
- Même si le nombre de spermatozoïdes capables de féconder est suffisant, il est toujours possible que ceux-ci ne parviennent pas dans l’éjaculat.
- Les raisons à cela sont multiples : les maladies sexuellement transmissibles peuvent en faire partie, tout comme la mucoviscidose, les blessures, les inflammations, les opérations (par exemple suite à une hernie inguinale) ou d’autres malformations congénitales.
Cancer du testicule
- Quel que soit le type de tissu tumoral, le cancer des testicules peut entraîner une altération marquée de la fertilité.
- Une chimiothérapie ou une radiothérapie associée à ce traitement peut également endommager le tissu testiculaire et réduire la fertilité.
- La cryoconservation (= congélation des spermatozoïdes) peut être une solution appropriée en cas de désir ultérieur d’enfant.
Cancer du testicule
- Quel que soit le type de tissu tumoral, le cancer des testicules peut entraîner une altération marquée de la fertilité.
- Une chimiothérapie ou une radiothérapie associée à ce traitement peut également endommager le tissu testiculaire et réduire la fertilité.
- La cryoconservation (= congélation des spermatozoïdes) peut être une solution appropriée en cas de désir ultérieur d’enfant.
Maladies génétiques
- Syndrome de Klinefelter : Des maladies génétiques telles que le syndrome de Klinefelter peuvent entraîner une infertilité involontaire. Les hommes atteints du syndrome de Klinefelter ont un chromosome X féminin supplémentaire.
- Anomalies du chromosome Y : Ces anomalies sont la deuxième cause génétique la plus fréquente de l’infertilité masculine après le syndrome de Klinefelter.
- Mucoviscidose (= fibrose kystique) : Cette maladie autosomique récessive héréditaire peut également être une cause de stérilité.
- Dyskinésie ciliaire primaire (syndrome de Kartagener) : Cette forme congénitale de dyskinésie ciliaire primaire affecte principalement les voies respiratoires, mais peut également s’accompagner d’une diminution de la fertilité pouvant aller jusqu’à l’infertilité.
Signes d’infertilité chez l’homme
Chez les hommes aussi, l’infertilité en elle-même ne provoque pas de symptômes, mais il existe des signes qui permettent de conclure à une possible infertilité.
Les signes pouvant indiquer une infertilité masculine sont les suivants :
- Douleurs testiculaires ;
- Douleurs à la miction ;
- Écoulement au niveau du pénis ;
- Problèmes d’érection, problèmes d’éjaculation ;
- Variation de la forme du pénis ;
- Gonflement inexpliqué des testicules, modifications de leur taille et de leur consistance.
Traitements par insémination artificielle
Pour de nombreuses personnes, le désir d’avoir un enfant biologique est étroitement lié à leurs projets d’avenir. Si une grossesse ne survient pas malgré ce désir d’enfant, cela peut être extrêmement pénible. Lorsqu’une conception naturelle est difficile ou impossible, l’insémination artificielle offre une solution médicale pour faciliter la survenue d’une grossesse.
L’insémination artificielle est une procédure dans laquelle les ovocytes et les spermatozoïdes sont mis en contact avec l’aide d’une ou un médecin. Ce type de traitement est adapté individuellement à votre situation et va des traitements hormonaux aux mesures de préservation, telles que la congélation sociale d’ovocytes et la conservation de sperme, en passant par la fécondation in vitro et l’ICSI.
Options de traitement
Fécondation in vitro (FIV)
La fécondation in vitro est la méthode la plus courante de traitement de l’infertilité. Les inséminations ont lieu en dehors du corps de la femme : les ovocytes et les spermatozoïdes sont mis en contact en laboratoire, où les spermatozoïdes pénètrent de manière autonome dans l’ovocyte. Après l’insémination, les ovocytes fécondés sont finalement introduits dans l’utérus de la femme.
La méthode est surtout utilisée en cas d’obstruction des trompes de Fallope, d’endométriose ou de désir d’enfant inassouvi d’origine inconnue. Elle nécessite des ovocytes aptes à la fécondation et des spermatozoïdes suffisamment mobiles.
Les chances de succès dépendent notamment de l’âge de la femme et de la cause de l’infertilité. Les principaux risques sont les effets secondaires du traitement hormonal, le risque de grossesse multiple et, dans de rares cas, une hyperstimulation des ovaires.
Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)
Un seul spermatozoïde est introduit directement dans l’ovocyte à l’aide d’un microscope spécial. Cette méthode est principalement utilisée lorsque la qualité ou le nombre de spermatozoïdes sont fortement limités ou qu’une FIV traditionnelle n’a pas abouti. Des ovocytes aptes à la fécondation et des spermatozoïdes qui le sont aussi.
Les chances de succès dépendent surtout de l’âge de la femme et de la qualité des ovocytes et sont comparables à celles d’une FIV. Les risques comprennent notamment les effets secondaires du traitement hormonal et du prélèvement d’ovocytes. Les risques supplémentaires liés à l’injection elle-même sont faibles.
Social Egg Freezing (cryoconservation)
Les ovocytes peuvent être congelés et conservés jusqu’à cinq ans. Cette méthode permet de maintenir la fertilité pour des raisons personnelles ou médicales pour une date ultérieure. La condition préalable est une stimulation hormonale et le prélèvement d’ovocytes suffisamment matures.
Dans ce cas également, les chances de succès dépendent en particulier de l’âge de la femme au moment de la congélation ainsi que du nombre d’ovocytes congelés. Les effets secondaires du traitement hormonal et du prélèvement d’ovocytes font partie des risques.
Hormonothérapie
Le traitement hormonal de la femme consiste à administrer des médicaments (sous forme de comprimés ou d’injections) pour obtenir la maturation des ovocytes et le déclenchement de l’ovulation. Il est notamment utilisé en cas de troubles du cycle d’origine hormonale ou d’absence d’ovulation. La condition préalable est une clarification gynécologique minutieuse et un suivi médical régulier.
Les chances de réussite sont bonnes lorsque la cause de l’infertilité est d’origine hormonale. Les risques comprennent des effets secondaires tels que des sautes d’humeur ou des maux de tête ainsi que, dans de rares cas, une hyperstimulation des ovaires ou des grossesses multiples.
Insémination intra-utérine (IIU)
Dans le cabinet médical, le sperme est préparé pour filtrer les spermatozoïdes mobiles et de conformation normale. Au moment de l’ovulation, ceux-ci seront directement introduits dans l’utérus au moyen d’une sonde fine. La fécondation a ensuite lieu de manière naturelle dans le corps de la femme.
Cette méthode est notamment utilisée en cas de qualité spermatique légèrement altérée, d’infertilité d’origine inconnue ou lors du recours au sperme d’un donneur. Les conditions préalables sont la présence d’au moins une trompe de Fallope perméable ainsi qu’un nombre suffisant de spermatozoïdes mobiles.
Les chances de succès dépendent avant tout de l’âge de la femme, de la qualité du sperme et de la cause de l’infertilité. Les risques comprennent notamment les effets secondaires d’un traitement hormonal concomitant ainsi qu’un risque accru de grossesses multiples.
Aspiration microchirurgicale (MESA) / extraction de spermatozoïdes testiculaires (TESE)
Dans le cas de la MESA, les spermatozoïdes sont prélevés à partir de l’épididyme, tandis que dans le cas de la TESE, un échantillon de tissu est prélevé dans le testicule, à partir duquel les spermatozoïdes sont isolés. Les deux procédures sont généralement combinées avec une ICSI.
Ces méthodes sont notamment utilisées en cas d’obstruction des voies séminales ou de production de spermatozoïdes fortement limitée ou inexistante dans l’éjaculat. La condition préalable est la présence de spermatozoïdes fertiles dans l’épididyme ou le tissu testiculaire.
Les chances de succès dépendent avant tout de la cause de l’infertilité masculine, de la qualité du sperme ainsi que de l’âge et de la qualité des ovocytes de la femme. Parmi les risques figurent notamment des douleurs, des hématomes ou des infections, ainsi que, dans le cas de la TESE, d’éventuelles lésions du tissu testiculaire.
Pour pouvoir mener un traitement par FIV ou ICSI, les conditions suivantes doivent être réunies :
- Données de base disponibles (analyse hormonale de la femme, échographie, spermogramme) ;
- Femme au plus âgée de 43/44 ans, homme au plus âgé de 63/65 ans ;
- Statut négatif au VIH, à l’hépatite B/C et à la syphilis pour les deux partenaires ;
- Immunité prouvée contre la rubéole et la varicelle ;
- Couple stable (mariage non obligatoire).
En Suisse, sélectionner des embryons selon le sexe ou des caractéristiques physiques externes est interdit par la loi.
Risques
Une fécondation artificielle ne donne pas automatiquement lieu à une grossesse, et un désir d’enfant non comblé peut être très lourd à porter pour les couples concernés. Par conséquent, votre médecin s’entretiendra toujours avec vous et votre partenaire, avant tout traitement, afin de faire le point sur vos angoisses, soucis et attentes et de vous éclairer sur la procédure.
Afin d’extraire l’ovocyte, une petite intervention en ambulatoire de courte durée doit être réalisée sous anesthésie. Il convient alors de tenir compte des quelques risques liés à la ponction d’ovocytes et à l’anesthésie de courte durée.
Vous trouverez des informations détaillées sur les méthodes les plus courantes et les chances de succès de l’insémination artificielle directement sous In-Vitro et ICSI.
Entretien initial et examen en cas de désir d’enfant
Que se passe-t-il lors de l’entretien initial ?
Un entretien initial donne aux patientes et patients des informations sur la situation initiale et les possibilités de traitement. Dans le cadre de l’entretien initial, on interroge les patientes et patients sur leur état de santé. L’objectif est d’identifier les facteurs de risque potentiels. En fin de compte, les contrôles de base obligatoires déterminent les chances de succès d’une insémination artificielle.
L’entretien initial permet d’évaluer des chances réalistes de succès et de définir les premières étapes du traitement. Les résultats des examens et des entretiens permettent d’élaborer une stratégie de prise en charge personnalisée, adaptée à votre situation.
Examen chez l’homme
L’entretien initial est suivi d’un examen physique ainsi que d’une échographie des testicules et des épididymes. La clarification est complété par une analyse hormonale sanguine et un spermogramme.
Le spermogramme est considéré comme un examen de dépistage important pour déterminer la fertilité de l’homme. L’examen se concentre sur la qualité des spermatozoïdes. Un spermogramme est réalisé en laboratoire pour déterminer la nature, le nombre et la motilité des spermatozoïdes dans l’éjaculat masculin. Le pH, le nombre de spermatozoïdes, la motilité (mobilité), la vitalité et la morphologie des spermatozoïdes sont notamment contrôlés.
Examen chez la femme
Au moyen d’un test hormonal et d’un examen échographique, la médecin traitante ou le médecin traitant détermine si l’ovulation est régulière.
La perméabilité des trompes de Fallope, qui pourraient être endommagées ou altérées, est évaluée à l’aide de techniques d’imagerie (hystérosalpingographie, échographie avec produit de contraste).
En cas de troubles plus graves de la fertilité, les organes de reproduction féminins peuvent être examinés par cœlioscopie (laparoscopie) et hystéroscopie. Il s’agit d’interventions mini-invasives.
Dans nos centres spécialisés dans le désir d’enfant, des gynécologues ayant pour spécialité la médecine de la reproduction se consacrent à votre désir d’avoir un enfant. Ils et elles vous accompagnent avec empathie et de manière personnalisée sur le chemin qui mène à la parentalité, disposent de spécialisations pointues et pratiquent des interventions chirurgicales en cas de maladies des organes génitaux, de troubles du cycle menstruel, d’ulcères et de malformations. Les troubles de l’équilibre hormonal font également partie de leurs spécialités. N’hésitez pas à prendre contact avec nos centres ou avec nos spécialistes.
Pendant combien de temps un désir d’enfant inassouvi est-il normal ?
Un désir d’enfant inassouvi ne doit pas vous inquiéter dans un premier temps. Les spécialistes parlent d’infertilité lorsqu’aucune grossesse ne survient après douze mois de rapports sexuels réguliers et non protégés. Pour les femmes âgées de 35 ans et plus ou dont les antécédents médicaux sont connus, il est judicieux de se faire conseiller plus tôt dans un centres spécialisés dans le désir d’enfant afin d’améliorer les chances de grossesse.
Quel pourcentage de femmes ont un désir d’enfant inassouvi ?
Environ 10 à 15 % des couples en Suisse sont concernés par un désir d’enfant inassouvi. La cause est à peu près aussi souvent imputable à la femme qu’à l’homme, ou aux deux conjoints. Étant donné que l’infertilité féminine et l’infertilité masculine peuvent toutes deux jouer un rôle, les deux partenaires doivent toujours faire l’objet d’un examen.
Que peut-on faire en cas de désir d’enfant inassouvi ?
En cas de désir d’enfant inassouvi, il existe différentes possibilités de clarification et de traitement. Après une consultation approfondie, les causes sont étudiées et un traitement individuel de fertilité est recommandé. Selon les résultats, un traitement hormonal, une stimulation hormonale, une insémination (IIU) ou une FIV/ICSI peuvent être envisagés pour vous aider à réaliser votre désir d’enfant.
Quelle est la cause la plus fréquente d’un désir d’enfant inassouvi ?
Les causes d’un désir d’enfant inassouvi sont multiples et ne peuvent souvent pas être attribuées à un seul facteur. Chez les femmes, l’âge, les troubles hormonaux, l’endométriose ou le SOPK peuvent notamment nuire à la fertilité. Chez les hommes, une qualité insuffisante du sperme et les varicocèles comptent parmi les causes les plus fréquentes. Il n’est pas rare que plusieurs facteurs jouent simultanément un rôle chez les deux partenaires.
Quelles sont les premières étapes en cas de désir d’enfant inassouvi ?
La première étape consiste à mener un entretien approfondi avec une ou un spécialiste. Par exemple dans un centre spécialisé dans le désir d’enfant. Viennent ensuite des examens ciblés chez la femme et chez l’homme, tels que des tests hormonaux, une échographie et un spermogramme. Sur cette base, on vous prescrit une thérapie individuelle ou un traitement pour la fertilité, en fonction de votre situation personnelle.
Quels sont les coûts pris en charge par la caisse-maladie en cas de traitement pour la fertilité ?
En Suisse, la prise en charge des coûts d’un traitement pour la fertilité dépend du traitement et de la situation personnelle. Certaines clarifications médicales sont prises en charge par la caisse-maladie. En revanche, les prestations telles que l’IIU, le FIV/ICSI ou d’autres techniques d’insémination artificielle ne sont souvent que partiellement remboursées, voire pas du tout. Faites-vous conseiller suffisamment tôt et obtenez les informations correspondantes directement auprès de votre caisse-maladie.
Quel rôle joue le cycle dans le désir d’un enfant ?
Un cycle régulier est un indicateur important de l’ovulation et donc de la fertilité. Un cycle irrégulier ou l’absence de cycle peut être le signe de déséquilibres hormonaux et réduire les chances de tomber enceinte. Dans le cadre d’un traitement pour la fertilité, le cycle est donc soigneusement examiné et, si nécessaire, soutenu de manière ciblée.