À l’occasion de la Journée internationale des infirmiers-ères, nous souhaitions donner la parole au personnel soignant. Nous avons rencontré Clara, aide-soignante depuis un an à Hirslanden Genève. Elle nous parle de son parcours, de sa vocation et de son épanouissement au travail.

 

Quel est ton parcours ?

Après avoir obtenu mon diplôme DEAS (Diplôme d’État d’Aide-Soignante), j’ai travaillé en EHPAD afin d’étoffer mes connaissances et de les mettre en pratique. Cet environnement ne me correspondait pas, car la charge psychologique et physique était très grande et j’avais également envie de voir plus de soins techniques. J’ai donc préféré me diriger vers les soins hospitaliers. J’ai alors intégré l’hôpital de Saint-Julien en chirurgie générale où j’ai pu découvrir toutes les spécialités.

Puis nous avons dû faire face à la pandémie de Covid19. Cette période a été difficile, nos services ont été sous pression, nous avions une très grosse charge de travail et peu de moyens. La fatigue s’est accumulée, j’avais l’impression de ne plus avoir de temps pour mes patients et pour moi. Le besoin de souffler s’est ressenti de plus en plus fort et j’ai donc décidé de prendre du recul et de partir. Après quelques mois de repos, j’ai intégré l’équipe de Hirslanden Clinique La Colline en tant qu’aide-soignante.

Parle-nous de ton métier. Qu’est-ce qui te plait le plus ?

J’ai choisi ce métier pour le contact humain : c’est dans mon caractère, je suis une personne très sociale, j’aime côtoyer les gens, apprendre d’eux, échanger. Je ressens aussi le besoin de les aider et être à leur écoute me procure beaucoup de plaisir. J’ai ce besoin viscéral de me rendre utile. Les patients m’enrichissent par leur vécu, leur résilience et parfois, être à leur contact me remonte le moral ce qui peut paraitre paradoxal ! Initialement, je pensais faire du théâtre et c’est en faisant des petites missions, notamment aux HUG à la stérilisation, que j’ai réalisé que ce métier était ma vocation. Le contact avec les équipes et parfois des patients m'ont fait ressentir que c’était ce que je voulais faire et ce qui me correspondait le plus.

La médecine me fascine également ; comment fonctionne le corps humain, ce que les médecins sont capables de faire avec toutes les nouvelles technologies et techniques opératoires comme réparer une jambe avec des vis, remplacer un os … c’est vraiment incroyable.

Pourquoi t’épanouis-tu à la Clinique la Colline ?

Tout d’abord, je suis au « pool horaire » c’est-à-dire que je tourne dans tous les services. Cela me permet de connaitre presque tous les soignants et de voir les différentes manières de travailler des chirurgiens. C’est très enrichissant.

De plus, j’ai un vrai confort de travail : mon planning en 12 heures me permet de mieux m’organiser, de ne pas avoir le sentiment de travailler au compte-goutte. Grâce à ce rythme, je suis moins stressée, moins fatiguée et je peux être plus présente pour mes patients et ma famille. Je trouve un équilibre de vie idéal entre rythme professionnel et personnel.

Par ailleurs, il y a une très bonne communication avec ma hiérarchie.  Je suis soutenue et écoutée par mes managers et mes collègues, je n’ai pas de crainte à m’exprimer. C’est très rassurant. Je suis aussi encouragée dans mon développement professionnel notamment en étant incitée par mon manager à passer mon diplôme d’ASSC (Assistante en Soins de Santé Communautaire). On m’invite à partager mes idées ce qui me fait me sentir reconnue dans mon travail et est une source de motivation.

Il y a aussi les petites choses du quotidien, comme un simple merci, qui sont présentes tous les jours et qui sont d’une grande valeur. Évoluer dans un environnement de travail respectueux est fondamental dans nos métiers où nous travaillons en équipe.   

Pour finir, les tâches et le cadre de mon travail sont très bien définis, je sais exactement ce que l’on attend de moi. Cela me permet de donner le meilleur de moi-même.  

 

Propos recueillis par Julie Jean